Du 23 au 26 mars 2026, la ville de Kinshasa accueille la 3ᵉ édition du Salon de promotion de l’entrepreneuriat agricole au Congo, organisée par la Fondation Nadine Longo Baometu, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire.
Placée sous le thème « Un face-à-face avec les femmes entrepreneures agricoles », cette rencontre met en lumière le rôle central des femmes dans la transformation du secteur agricole et dans la lutte pour la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo.
Prenant la parole au cours de cette activité, Madame Nadine LONGO, présidente de la fondation Nadine LONGO a manifesté la joie par un discours chaleureux sur l’entrepreneuriat dans le domaine de l’agriculture et a encouragé les femmes congolaise a entreprendre dans ce domaine.
Présent à cette activité, le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo a rappelé la mission essentielle confiée par le Président de la République : garantir à chaque Congolais l’accès à une alimentation suffisante. « Ma mission est claire : faire en sorte que chaque Congolais, où qu’il se trouve, ait de quoi manger », a-t-il déclaré. Dans son intervention, il a insisté sur trois piliers fondamentaux de la sécurité alimentaire : la disponibilité des aliments, l’accessibilité pour tous et la stabilité de l’approvisionnement. Selon lui, bien vivre commence d’abord par la capacité à se nourrir dignement : « Bien vivre, c’est d’abord manger. Lorsqu’on ne mange pas, on ne peut pas parler de bien-être. » L’agriculture, un levier économique et non une simple Activité le ministre a également appelé à un changement de mentalité concernant l’agriculture, qu’il considère désormais comme un véritable business structuré. Contrairement à certaines perceptions, il a précisé que l’agriculture ne se limite pas à produire et vendre :« L’agriculture ne consiste pas seulement à cultiver et à aller au marché. C’est toute une chaîne qui commence avant la production et qui nécessite des moyens, des intrants et une organisation. » Il a ainsi encouragé les entrepreneurs, particulièrement les femmes, à s’investir dans toute la chaîne de valeur agricole, allant de la production à la transformation et à la commercialisation.
Réduire la dépendance alimentaire : un impératif national dans un ton engagé
Le ministre a dénoncé la dépendance excessive du pays aux importations alimentaires.« Nous ne pouvons pas continuer à produire peu et à importer beaucoup. Il est temps de renverser cette tendance », a-t-il martelé. Pour lui, la souveraineté alimentaire de la RDC passe par une mobilisation collective, impliquant aussi bien l’État que les acteurs privés et les entrepreneurs agricoles. Les femmes, actrices clés de la transformation Agricole cœur de ce salon, les femmes entrepreneures agricoles apparaissent comme des actrices incontournables. Leur implication est perçue comme un levier stratégique pour améliorer la production locale et garantir la sécurité alimentaire. À travers ce face-à-face inédit, les organisateurs entendent :valoriser les initiatives féminines, favoriser le partage d’expériences,et créer des opportunités de collaboration.
Une dynamique à consolider
Cette 3ᵉ édition du Salon de promotion de l’entrepreneuriat agricole confirme la volonté des autorités et des partenaires de faire de l’agriculture un pilier du développement économique. Entre engagements politiques et initiatives de terrain, un message se dégage clairement : l’avenir alimentaire de la RDC repose sur une agriculture modernisée, inclusive et portée par des entrepreneurs engagés, notamment les femmes.
Précisons que Madame Nadine LONGO, présidentede la fondation LONGO BAOMETU, se lance est déterminée pour promouvoir les femmes entrepreneurs agricoles.
JEAN PIERRE KANYIKI