Le Bureau Exécutif Provincial de SYMECO tient à exprimer sa vive préoccupation face aux irrégularités constatées dans le traitement du dossier du Dr David Balananay.
En effet, selon le SYMECO, en cas de faute dans l’exercice de l’art de guérir, le médecin répond à 3 niveaux de responsabilité : ordinal, administratif et judiciaire. Par ailleurs, le médecin bénéfice d’un privilège de juridiction, ce qui implique qu’il doit être jugé devant un tribunal de grande instance et non directement au Tribunal de paix souligne cette organisation syndicale des médecins.
De plus, l’action disciplinaire à l’encontre d’un médecin doit être initiée par son supérieur hiérarchique direct. Or, dans le cas présent, cette procédure a été engagé par le chef de division, en violation de l’article 41 du statut des agents de carrière de service public de l’Etat, qui consacre la compétence au supérieur hiérarchique direct en matière disciplinaire, à savoir le médecin directeur constate t-elle.
En outre, l’instruction de radiation émanant du ministre de la santé auprès de l’ordre des médecins ne respecte pas les dispositions légales encadrant la création et le fonctionnement de cet ordre en République Démocratique du Congo.
Enfin, le SYMECO dénonce les conditions de détention inappropriées de notre confrère. Une garde à vue ne saurait s’effectuer dans les mêmes conditions que celles réservées aux victimes de droit commun.
Fait à Kinshasa, le 29/03/2026
Pour le Bureau Exécutif Provincial
Dr BAELO LOMAMI