À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les femmes de l’Inspection générale des mines ont organisé une conférence riche en émotions, en témoignages et en engagements, marquant ainsi leur détermination à renforcer leur place dans les institutions publiques et dans le développement de la République démocratique du Congo.
Un moment de recueillement pour les victimes de l’Est
La cérémonie a débuté dans une atmosphère solennelle, avec une minute de silence observée en mémoire des femmes victimes des violences dans l’Est du pays. Ce moment de recueillement a rappelé les réalités douloureuses que vivent encore de nombreuses Congolaises, tout en appelant à une prise de conscience collective.
La DGA et l’Inspecteur général saluent le leadership féminin

La conférence s’est tenue en présence de Madame la DGA du musée national, Juliette MUGHOLE qui a encouragé les participantes à s’impliquer davantage dans la vie institutionnelle et à valoriser leurs compétences. Elle a retracé son parcours de vie, marqué par des épreuves dès son enfance, notamment des déplacements et des conditions difficiles. Malgré tout, elle a su se relever, poursuivre ses études et développer des activités génératrices de revenus.« Je voulais faire quelque chose de différent, parler moins et agir plus », a-t-elle confié, expliquant comment elle est passée de petits commerces à une autonomie progressive.

Prenant également la parole, l’inspecteur général des Mines, Rafaël KABENGELE a salué le rôle stratégique des femmes dans le secteur minier. Il a insisté sur leur contribution à la transparence et à la bonne gouvernance :« Chaque inspection, chaque rapport et chaque décision que vous prenez renforcent l’intégrité de ce secteur », a-t-il affirmé, appelant à une présence féminine plus accrue dans les sphères décisionnelles. Dans une autre intervention institutionnelle, un message fort a été adressé aux participantes, les invitant à faire preuve de rigueur, de solidarité et d’excellence. Le leadership féminin y a été présenté comme une réalité concrète, portée par l’engagement quotidien des femmes.
Entre échanges et imprévus : une dynamique de solidarité
Au cours de l’activité, une pause a permis aux participants d’échanger librement et de renforcer leurs liens. illustrant la détermination des femmes à poursuivre les discussions dans une ambiance conviviale. L ’un des moments forts de la conférence a été marqué par des témoignages inspirants. Une intervenante engagée dans une association chrétienne a, quant à elle, mis en avant le rôle de la foi et des valeurs éthiques dans la construction personnelle et professionnelle. Elle a insisté sur l’importance de l’accompagnement des personnes vulnérables, notamment les enfants et les familles, tout en appelant à une plus grande vigilance sociale. « Il est important de faire attention à ce qui est nécessaire pour les plus faibles », a-t-elle souligné, invitant à des actions concrètes en faveur des communautés.Un appel fort à l’action et à la fierté féminine les différentes interventions ont convergé vers un message commun : celui de la résilience, de la solidarité et de l’engagement.
Les femmes ont été appelées à être fières de leur parcours, à faire entendre leur voix et à s’imposer comme des actrices majeures du développement national. Leur capacité à surmonter les défis économiques et sociaux a été saluée comme une richesse pour la nation.
Précisons que cette conférence s’inscrit dans une dynamique de transformation sociale, où la femme congolaise est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance, l’économie et la société et au-delà des discours, l’événement aura permis de renforcer les liens, de partager des expériences et surtout d’inspirer une nouvelle génération de femmes prêtes à bâtir un avenir plus juste, plus inclusif et plus équitable.
Jean-Pierre KANYIKI