Le projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF) mis en œuvre en République démocratique du Congo est soumis à une évaluation à mi-parcours après deux ans de sa mise en œuvre.
Le lancement des travaux de cette revue a eu lieu le lundi 11 mai 2026 à l’hôtel Rotana de Kinshasa, au cours d’une cérémonie officielle présidée par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, en présence, notamment, du ministre du Plan et de la Coordination de l’aide de développement, du secrétaire général à l’Education nationale, du directeur des opérations de la Banque mondiale et tant d’autres partenaires et experts du ministère de l’Éducation nationale. Dans son allocution, la ministre Raïssa Malu a laissé entendre que cette activité n’est pas une simple formalité administrative, mais plutôt qu’elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a érigé l’éducation et singulièrement la promotion du genre au rang des priorités absolues de son programme d’action.
Pour Madame la ministre, il serait une erreur de percevoir le PAF comme un projet de plus dans le paysage éducatif. Il constitue selon elle un mobilier structurant de l’engagement du gouvernement pour la transformation du système scolaire. Son ambition est sans équivoque : garantir en particulier à la jeune fille un accès équitable à un enseignement secondaire de qualité et adapté au défi du 21ᵉ siècle.

À ce titre, elle a recommandé aux participants à cette revue d’articuler les travaux autour de trois axes, dont le premier est l’objectivité radicale. Identifier des blocages réels qui prennent le décaissement et l’exécution.
Le deuxième, la capitalisation. Tirer des leçons de ces deux premières années pour corriger le type. Et le troisième axe, la priorisation stratégique.
Définir des ajustements qui garantissent que, même avec des ressources potentiellement redéfinies, l’objectif final d’autonomisation des filles reste intact.
Tout en exprimant sa gratitude envers la ministre d’État, ministre de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, pour son leadership visionnaire et son soutien constant, la coordonnatrice déléguée du projet PAAF, Madame Alice NTUMBA MUTAMBAYI, a précisé que cette revue à mi-parcours n’est pas une simple formalité administrative, mais plutôt un moment de vérité qui permettra d’évaluer le chemin parcouru, à travers notamment l’analyse des succès, d’identifier les goulets d’étranglement afin de régler les défis opérationnels qui freinent encore le déploiement sur le terrain, de réajuster la boussole en vue d’adapter les stratégies pour garantir que d’ici la fin du projet, chaque bénéficiaire et notamment les filles dans les zones d’intervention puissent accéder à des services éducatifs de qualité et bénéficier d’un soutien adapté à ces besoins réels.

Le représentant de la Banque mondiale a quant à lui salué à sa juste valeur la mise en œuvre du projet PAAF qui, selon lui, est un pilier important pour la transformation et l’amélioration du système éducatif congolais au niveau secondaire. À travers ses différentes composantes, le projet PAAF contribue à transformer la vie de milliers de jeunes filles et à renforcer durablement le système éducatif, as-t-il martelé.
Le projet d’apprentissage, d’autonomisation des filles (PAAF en sigle) est un projet du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), financé avec l’appui de la Banque mondiale. L’objectif de développement du projet est d’améliorer l’accès sûr et équitable, en particulier pour les filles, et les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans les écoles secondaires des provinces sélectionnées. Le projet sera mis en œuvre dans les provinces de la RDC : Ituri, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental et Sud-Kivu.
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