■ Le Dr David est intervenu à la suite d’un appel à l’aide, après de multiples refus de la patiente de se laisser prendre en charge.
■ Sur le plan psychologique, il se retrouve face à une situation extrême, dans laquelle les méthodes déontologiques classiques, déjà tentées par ses collègues, avaient échoué.
■ Confronté à l’urgence, il a recours à une méthode violente, à la fois condamnable sur le plan éthique, mais qu’il considère comme salvatrice. Il fait filmer la scène, manifestement dans l’intention de se prémunir contre d’éventuelles poursuites en cas d’issue tragique.
■ Dès lors, une question fondamentale se pose : si, après cet acte condamnable, une vie a été sauvée, et sachant qu’il aurait pu être poursuivi pour non-assistance à personne en danger s’il s’était abstenu, ne serait-il pas juste de considérer qu’il agissait sous contrainte, entre le marteau et l’enclume ?
■ La captation des images peut s’expliquer par une logique de précaution. En revanche, leur diffusion sur les réseaux sociaux soulève une problématique différente et pourrait constituer une infraction distincte, engageant la responsabilité de son auteur.
■ À ce niveau, ce qui mérite véritablement sanction, ce n’est pas la prise d’images mais plutôt leur publication, car le respect de l’intimité de la patiente doit être garanti en toutes circonstances.
■ Il convient également de rappeler que ce que certains perçoivent comme relevant de l’intimité ou de la pudeur constitue, pour un médecin gynécologue, un cadre strictement professionnel et médical.
■ D’un point de vue moral et philosophique, on pourrait dire que la rigueur de la règle ne suffit pas toujours à sauver des vies ; parfois, c’est la capacité d’agir dans l’urgence qui fait la différence.
■ Tout chrétien saura que la loi de Moïse ne l’a pas amené au salut, mais la grâce de Christ l’y a conduit.
■ Dans le même esprit, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a rappelé que : « le salut du peuple est la loi suprême ».
■ Au regard de ces éléments, les circonstances atténuantes apparaissent réelles et devraient être prises en compte pour alléger la responsabilité de ce médecin, aujourd’hui jugé sous la pression de l’opinion publique.
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