Depuis le lancement officiel du processus d’identification et enregistrement des Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH) par la Commission Nationale des Droits de l’Homme, institution d’appui à la démocratie en charge de la promotion et de la protection des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo(CNDH-RDC), il s’observe de l’agitation auprès de certains individus supposés être des DDH.
Ces derniers publient à travers les réseaux sociaux des déclarations et communiqués de presse, pour exiger la suspension par la CNDH du processus de leur identification et enregistrement. Les raisons avancées par ces derniers sont entre autres que la CNDH serait en train de lancer une chasse à l’Homme contre les DDH, l’identification a pour but selon eux de restreindre leur pouvoir d’action en les exposant.
En effet, après analyse minutieuse de ces déclarations relayées avec pompe dans les réseaux sociaux et dont la CNDH ne reconnaît pas la saisine officielle, les observateurs avertis révèlent qu’il s’agit d’une vaste campagne de diabolisation dont le seul but est d’échapper à l’ordre, la transparence tout en entretenant l’anarchie et le désordre dans ce secteur.
Comment un vrai défenseur des Droits de l’Homme peut refuser ou avoir peur d’être identifié par l’institution censée le protéger qui est la CNDH, s’interroge un observateur ?
Il faut rappeler que l’article 7 de la loi portant devoir et responsabilité des DDH stipule que :
« Pour raison de fiabilité, le défenseur des droits de l’homme qui exerce en dehors d’une association légalement constituée, s’enregistre sans frais, auprès de la Commission Nationale des Droits de l’Homme en vue d’obtenir un numéro national d’identification.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme dresse un répertoire des défenseurs des droits de l’homme. Toutefois, le défenseur des droits de l’homme reste indépendant vis-à-vis de la Commission Nationale des Droits de l’Homme dans l’exercice de ses activités.
L’objectif étant tout simplement d’avoir un répertoire fiable des DDH pouvant faciliter la CNDH d’assurer leur accompagnement et protection en cas de circonstance, il est de mauvaise intention d’affirmer que la CNDH veut par ce processus museler ou encore exposer les DDH qu’elle est censée appuyer.