Bonjour à Tous,
Particulièrement aux DDH, physiques ou institutions,
La Loi portant responsabilité et protection des DDH est un instrument obtenu avec le concours de plusieurs personnalités et DDH, après moult réclamations pour tourner la page à des décennies de maltraitance du DDH que nous avons tous vécue et déplorée avec des cas emblématiques comme les meurtres de certains activistes (Chebeya, Rossy Tshimanga et tant d’autres), mais également des arrestations et détentions arbitraires et ce sur toute l’étendue de la République.
L’histoire de notre pays la RDC est parsemée de nombreux cas de violations des droits des DDH, les voix des sans voix en RDC, victimes des politiques de répression pour taire la vérité, taire la réalité. Ce texte qui existe depuis 2023 donne la responsabilité à la cndh d’enregistrer les DDH personnes physiques pour les identifier progressivement et recevoir périodiquement le rapport de leurs activités. Il va aussi de la responsabilité du DDH d’être connu par l’Etat congolais à travers l’institution que l’Etat a désignée pour ce faire. Il s’agit de l’application de la loi par la CNDH, qui a mis en place (concrétisé) ce mécanisme créé (institué ) par le législateur congolais : l’enregistrement des défenseurs des droits de l’homme (personnes physiques).
Il ne s’agit pas de s’arroger le pouvoir de surveiller, contrôler et régenter l’activité citoyenne d’un défenseur des droits de l’homme, non;
Il ne s’agit pas non plus de séparer ou déconsidérer celui qui n’est pas enregistré à la cndh, non car même celui-là bénéfice de la protection de la même Loi;
Il ne s’agit pas de piétiner les règles régissant, à l’international, la protection du DDH, non;
Il s’agit plutôt d’un mécanisme offrant une reconnaissance nationale du DDH, son enregistrement et sa protection par l’Etat congolais, l’archivage de son travail car souvent on ne sait pas retrouver la trace du travail de ce dernier et cela laisse notre nation sans mémoire du travail significatif des DDH qui ont pourtant œuvré pour la promotion et la protection des DH dans différents secteurs à travers l’histoire du pays.
La CNDH n’a jamais entendu s’immiscer dans le travail du DDH, chacun de ses membres en est un… et je ne pense pas que quelqu’un me contredira à ce propos.
Il est louable de penser à haute voix, de réfléchir au sort du DDH, c’est une préoccupation commune et pour le DDH et pour la CNDH, autant il est préférable de le faire dans le cadre circonscrit par la Loi qui est de par sa promulgation opposable à Tous. Nous sommes heureux de bénéficier des contributions des DDH à cette démarche qui ne vise que leur intérêt et nous pensons évoluer dans le sens d’une synergie de forces pour cette question.
Maître Joëlle MBAMBA Kona,
Vice-présidente de la CNDH