Depuis quelques jours, une grave accusation circule à propos de la décision rendue par la FECOFA dans le dossier Patrick Mwaungulu. Le TP Mazembe, estimant avoir été lésé par la confirmation de deux forfaits, suggère que ladite décision aurait été antidatée — insinuant une falsification délibérée. Une ligne rouge est ainsi franchie : celle de la diffamation publique et de l’imputation dommageable dirigée contre une institution nationale et sa présidente, Me Belinda Luntadila.
Une rumeur contredite par les faits eux-mêmes
La rumeur lancée par TP MAZEMBE prétend que la décision reçue le 4 août ne pouvait être signée signée quatre jours plus tôt, soit le 30 juillet.
Ce qu’il oublie de mentionner, c’est qu’en date du 4 août 2025, selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP) consultée ce même jour, la présidente du CONOR se trouvait déjà à Nairobi, en mission officielle aux côtés des Léopards A’. Les images de son entretien avec les joueurs et le staff technique, abondamment relayées sur les réseaux sociaux, confirment sa présence sur place dès le début du mois.
Autrement dit : la décision n’a pas pu être signée à Kinshasa ce 4 août, comme le laisse croire le TP Mazembe. Elle l’a donc bien été le 30 juillet, avant son départ. La notification tardive n’a rien d’irrégulier : elle relève de la chronologie normale d’un acte administratif qui, une fois signé, doit être validé, transmis et communiqué selon les canaux officiels.
Un procès d’intention à visée médiatique
La déclaration incendiaire de Mazembe, au lieu d’interroger la forme ou la logique juridique de la décision, jette directement le discrédit sur ses auteurs, parlant de falsification, de contrefaçon et de complot contre le club. Une posture délibérément conflictuelle, qui appelle à mûres réflexions. Car derrière l’outrage, ce sont les institutions du football congolais qui sont mises en accusation. Sans base légale, sans preuve technique, et sans respect pour les règles élémentaires du débat contradictoire.