Il est un peu plus de midi quand l’avion transportant la délégation ministérielle se pose sur le tarmac de l’aéroport de Bipemba, à Mbuji-Mayi. Une chaleur sèche enveloppe la ville, mais dans les regards, c’est une autre tension qui se lit : celle d’une attente longtemps nourrie. Celle d’un projet promis, discuté, espéré et qui, enfin, entre dans sa phase concrète.
Conduite par Mme Wali Belade, coordonnatrice du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), la délégation venue de Kinshasa est forte d’une cinquantaine de membres. Tous sont porteurs d’un même message : le temps des discours est passé, place à l’action.
Une mission, un cap
Dès leur arrivée, les membres de la délégation sont reçus par le gouverneur a.i. de la province du Kasaï Oriental, Augustin Kayembe Mulemena.
Dans la salle feutrée du gouvernorat, les civilités cèdent vite la place au concret.
« Nous sommes ici pour lancer la mise en œuvre opérationnelle du PEQIP, après le lancement officiel à Kinshasa », affirme Mme Wali Belade.
Il sied de rappeler que le PEQIP, financé à hauteur de 69 millions de dollars américains par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), avec l’appui technique de la Banque mondiale, vise à améliorer la qualité de l’enseignement primaire.
Concrètement, il prévoit, entre autres : la construction de nouvelles salles de classe ; la distribution de manuels scolaires ; la construction des infrastructures Wash; la formation continue des enseignants.
Autant d’actions qui, combinées, doivent répondre aux défis majeurs du système éducatif dans les provinces ciblées.
« L’école ne peut plus être un lieu de survie. Elle doit redevenir un espace d’apprentissage, d’équité et de dignité », insiste Mme Wali Belade.
Le Terrain et la réalité
Mais avant la pose de la première brique, il faut d’abord valider les sites. Et cette étape n’est pas qu’un détail administratif. Elle engage la collaboration directe avec les services provinciaux de l’éducation.
« Les critères de sélection sont définis au niveau national, mais les validations se font ici, avec ceux qui connaissent le terrain. Nous voulons des chantiers utiles, durables, acceptés par les communautés », explique-t-elle.
Une liste d’écoles est en cours de certification. Dès qu’elle sera approuvée par le bailleur, les travaux débuteront.
Rendez-vous le 9 juillet
Le lancement opérationnel est prévu pour ce mercredi 9 juillet, à Mbuji-Mayi. Sur le terrain, les équipes s’activent. Banderoles, logistique, mobilisation communautaire : tout est mis en œuvre pour faire de ce moment un symbole de renouveau.
Car derrière les discours, ce sont des visages qui attendent. Ceux des enfants qui étudient sur des bancs cassés ou sous des paillotes. Ceux des enseignantes qui espèrent des supports pour mieux faire leur travail. Ceux des communautés qui veulent croire que cette fois, les choses seront différentes.
Et à Mbuji-Mayi, l’espoir semble bien avoir une date : le 9 juillet 2025.
Cellcom PEQIP