Réhabilitation de la norme géopolitique, les Ne Kongo réclament la SNEL

La République démocratique du Congo a toujours fonctionné dans une logique établissant l’équilibre entre différentes régions du pays, aux dimensions continentales afin de pérenniser la paix et la stabilité du pays. C’est pour réhabiliter cette norme géopolitique, que certains leaders Ne Kongo, se réunissant dans une dynamique Bakongo, ont décidé de saisir le Président de la République Félix Tshisekedi afin de lui soumettre leur souhait de voir un ne Kongo prendre la tête de la société nationale d’électricité « SNEL ».

Pour ces leaders Ne Kongo, aucun ressortissant du Congo central n’étant à la tête d’une institution ou à un poste stratégique pouvant confirmer l’apport de cette province dans la reconstruction de la RDC, il est important pour cette province d’occuper la tête de la « SNEL », dont la plus grande production de l’énergie proviendrait du Congo central.

Les leaders Ne Kongo rappellent dans un memo à destination du chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions, que le projet Grand Inga dont les racines sont au Congo central et qui produira jusqu’à 40.000 MW d’électricité, plus de deux fois la production d’énergie du barrage des trois gorches en chine, et plus d’un tiers de l’électricité totale actuellement produite en Afrique, est un bien qui sera d’abord protégé par les Ne Kongo. Ils réclament, de ce fait la désignation d’un DG Ne Kongo à la tête de la société.

La Société Nationale d’électricité qui était un grand projet lancé par le maréchal Mobutu avec le grand barrage d’Inga, avait pour vocation de servir de socle à l’économie du Zaïre, puissance minière et scandale géologique. Il fallait, grâce à l’énergie, transformer les richesses naturelles en produits consommables qui profiteraient à chaque congolais. Contrairement à aujourd’hui où la Snel n’exporte plus un seul mégawatts d’énergie, cette société qui est considérée comme une véritable vache à lait alimentait, jadis, une bonne partie de l’Afrique.

Malgré sa dimension et ses potentialités à faire de la RDC une puissance, la SNEL, que même le prédécesseur de Félix Tshisekedi, Joseph Kabila avait placé dans ses priorités, n’a jamais réussi à redécoller encore moins à devenir le socle de l’émergence du Congo.
Plusieurs projets ont englouti des financements énormes, Banque mondiale, banque européenne pour le développement, Banque Africaine, partenariat public-privé, n’ont jamais conduit aux résultats.

L’affaire BHP Billiton en est une parfaite illustration. Aujourd’hui malheureusement, le comité Kayombo, n’arrive pas à faire décoller cette société, qui comme un trou noir ne cesse d’engloutir des moyens financiers importants sans retour sur investissement. Les leaders du Congo centrale souhaitent redorer ses notes des noblesses à la SNEL et explique cela à travers le mémorandum à destination du chef de l’Etat et un autre en direction de son prédécesseur, Joseph Kabila, patron du FCC pour que même dans la logique des partages, qu’il recommande un « Ne kongo » pour nomination par le chef de l’Etat.

Eddie Kindwa

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