RDC/Santé : Dr Willy Kapena plaide pour la réforme du système éducationnel dans la médecine vétérinaire

Oeuvrant à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, Dr Willy Kapena est monté au créneau pour fustiger les conditions précaires auxquelles font face ses pairs dans la médecine vétérinaire sur toute l’étendue du pays.

Ce corps soignant estime que la médecine vétérinaire joue un grand rôle dans le développement d’un pays et constate avec amertume la passivité des autorités attirées face à ses secteurs
“On ne peut pas dissocier le vétérinaire et l’agronome, ces deux marchent de peur. Vous voyez beaucoup d’aliments dans nos marchés viennent d’ailleurs, c’est parce que l’Etat ne crée pas des métiers pour les vétérinaires, mettre à leur disposition des fermes pour l’élevage. Tout ce que nous consommons vient de l’extérieur, pourquoi le gouvernement congolais ne peut mettre en place des structures, des grandes fermes pour arrêter l’importation des produits vivriers? Quand il y a l’élevage, il y a la production, après avoir produit, nous allons transformer. Prenons l’exemple de la vache, nous l’elevons pour la viande puis la transformation du lait, peau pour les tissus et cuirs ” remarque-t-il .

Kapena Betu fustige le fait que l’Etat n’a pas encore nommés des médecins vétérinaires dans les structures sanitaires pourtant sauveurs d’âmes.Cependant, Il invite ses collègues à l’autoformation et l’experimentation en attendant l’amélioration de leurs conditions de travail.

Se penchant sur la qualité de l’enseignement, ce ressortissant de l’Université de Lubumbashi pense que le niveau est au rabais et plaide pour l’adoption d’un système au standard international

“La médecine vétérinaire est un méninge qui ouvre aux autres horizons malheureusement la plupart sont bornés dans des cabinets. L’Etat congolais doit aussi adopter le nouveau système d’enseignement. Vous savez que le destin de la population est une affaire des vétérinaires. Ce sont eux qui inspectent tous les produits que nous mangeons, allez à l’OCC. Les jeunes qui aspirent ne doivent pas baisser les bras mais qu’ils persévèrent dans cette faculté qui est une sorte d’entrepreneuriat. Un médecin vétérinaire est un entrepreneur, il peut faire tout avec ce qu’il a, il peut travailler dans tous les domaines, c’est un créateur d’emplois même si le gouvernement central l’a négligé” conclut-il.

Jean Claude Ngalamulume Bakamubia

 78 vues,  1 vues ce jour

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *