RDC: Le député Jacques Kamanda fustige le non paiement de la rétrocession aux provinces

Depuis un certain temps les députés provinciaux sont montés au créneau pour exiger du pouvoir central la régularisation de leur situation salariale qui n’a fait trop durée. Cette problématique continue à délier les langues au sein de la classe politique congolaise ainsi que dans différentes institutions du pays.

Dans la capitale Kinshasa, des représentants des députés de 26 provinces ont d’ailleurs organisé une série des manifestations devant le bureau du premier ministre Ilunga Ilunkamba afin de lui témoigner publiquement
leurs mécontentements.
En province comme partout dans le pays la même situation se fait observer. C’est dans cette optique que le député provincial Amani Kamanda Jacques, rapporteur de l’Assemblée délibérante du Sud-Kivu et élu de la circonscription électorale de Kalehe qui renseigne que 2 ans après, le changement longtemps attendu par le peuple congolais est loin d’être trouvé, Jacques Kamanda parle d’une « honte pour le pays ». Il explique cela par la situation qui prévaut actuellement au pays suite au problème non payement de 11 mois d’arriérés des émoluments des députés.

Pour lui, l’urgence devrait s’imposer pour que le nouveau leadership Congolais concrétise ses promesses. 2 ans après, ce dernier regrette que des élus passent des journées les longs des routes uniquement pour réclamer leurs droits reconnus. Celui-ci met en cause la volonté du Chef de l’Etat qui d’après lui, serait à la base de cette même situation.
« Trop de promesses, ça fait 2 ans déjà et maintenant rien n’est fait pourtant on disait que c’est le FCC qui bloquait tout, Aujourd’hui c’est l’union sacrée et le FCC n’est pas on dirait là, Qui bloquerait encore ?
Le président lui-même ? Tous nous nous posons ces questions », S’inquiète le député Kamanda.

A en croire ce parlementaire, le manque des rétrocessions en provinces est à la base de plusieurs malaises en provinces vu aussi les conséquences directes que doivent subir les institutions provinciales ainsi que la population en général.
« Les députés n’ont jamais bloqué les institutions provinciales, Ils ont des familles à nourrir, les enfants à faire étudier et tant d’autres obligations auxquelles ils sont appelés à répondre. Comment des institutions peuvent fonctionner sans rétrocession ? Les provinces mobilisent mais Kinshasa consomme et les dirigeants ne réfléchissent que sur Kinshasa comme si Kinshasa c’est ça le pays », déplore-t-il.
A Lui d’ajouter “qu’à la suite du manque des rétrocessions, aucun projet de développement ne peut avancer dans les provinces, ce qui pour lui, devra conduire à l’instabilité des institutions.

Notons que le collectif des députés provinciaux s’insurge aussi contre les ingérences intempestives du vice-premier ministre en charge de l’intérieur dans le fonctionnement des assemblées provinciales.

Freddy Ruvunangiza.

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