Mbuji-mayi : Vol d’un diamant vert à la Miba, le prévenu risque dix ans de servitude pénale principale

L’affaire se déroule devant le tribunal de grandes instances de Mbuji-mayi, Le ministère public est resté ferme. Depuis le début du procès, l’organe de la Loi soutient que le diamant vert de 2,30 carats a été subtilisé par Jean Pierre Tshibangu, chef du service classement à la Miba. Ainsi dans son réquisitoire, il a proposé dix ans d’emprisonnement contre ce cadre de la Miba.
L’accusation ayant mis à sa charge l’infraction de vol des matières précieuses.

Dans sa plaidoirie, la partie prévenue n’a cessé de clamer son innocence dans cette affaire qu’elle a qualifiée de diffamation. Pour elle, ce diamant Vert est une pierre imaginaire. Elle n’a existé que dans les têtes de ceux qui disent le contraire. Pour Me Éric Kapwadi, avocat du prévenu, il est absurde de vouloir retenir à charge de Jean Pierre Tshibangu l’infraction de vol des matières précieuses dont la matérialité n’a pas été démontrée par le ministère public.

L’affaire a été prise en délibéré pour un jugement attendu avant le 19 Septembre.
Pour rappel, le 29 janvier 2019, un diamant dit Fancy Green, disparaît mystérieusement de la centrale de triage. L’affaire fait grand bruit. La direction générale de la Miba requiert un expert pour enquêter sur cette disparition. A la fin de son travail, l’expert conclut à un vol non seulement de cette pierre de grande valeur mais également à la disparition de plus de trois mille carats de diamants dans les shipments de la Miba.
Au cours de ce procès, la société Minière de Bakwanga qui s’est constituée partie civile, n’a pas reconnu l’existence du diamant vert moins encore la disparition de plus de trois mille carats, invoquant une contre expertise demandée par la direction générale de la Miba.

Franck Mbambi

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