Kasaï Central/ Conférence sur la paix: Les organisateurs appelés à prendre en compte toutes les couches de la population

A trois jours de la tenue à Kananga de la conférence sur la paix et la réconciliation des communautés lulua au Kasaï Central et kuba au Kasaï, annoncée du 9 au 11 octobre prochains, plusieurs acteurs sociopolitiques de la place se sont invités au débat.

En effet, les membres de la dynamique des pacificateurs pour le développement (DPD), se sont réunis au lendemain de la réunion préparatoire de ces assises. Ces ex-miliciens qui disent aussi être à la recherche de la paix après les affrontements de 2017 contre les forces loyalistes, regrettent la non prise en compte de leur structure par les organisateurs.
Leur déclaration a été lue par le secrétaire rapporteur de la DPD François Tshibangu Tshimbalanga. Cette structure réclame à tout prix sa participation à ces assises.

“Ayant appris qu’il s’est tenu dimanche dernier une réunion préparatoire du forum en invitant d’autres structures sans nous intéresser nous, chercheurs et donateurs de la paix chèrement acquise en province et dans la région. Nous demandons notre participation à ce dialogue interkasaien, nous pacificateurs et signateurs des résolutions de la conférence de 2017 sous Joseph Kabila, car ce qui se fait pour nous sans nous est contre nous” alertent les membres de cette structure.

De son côté, le secrétaire exécutif du Conseil des ONGD (CRONGD), Albert Kyungu insiste sur le profil des participants qui, selon lui, doivent être de véritables victimes et leaders d’opinion de la cité de Bakwa kenge, touchés par les récentes violences. Il émet également son vœu de voir les experts de l’institut géographique national (IGN) afin qu’ils précisent les limites réels entre les provinces du Kasaï et Kasaï Central à la hauteur des territoires de Mweka et Demba.
Pour éviter le fiasco de la conférence de 2017, les organisateurs devraient associer toutes les couches de la région, martèle Koffi Kafula, acteur sociopolitique basé à Kananga, qui estime qu’il y a eu fiasco lors des assises du septembre 2017, sous le label de l’ancien Président Joseph Kabila.

C’est ce que pense également Joseph Nkashama, qui veut que cette conférence soit tenue à Bakwakenge où plusieurs familles ont été endeuillées lors des violences. Cet acteur sociopolitique invite les organisateurs à privilégier les stratégies de perénisation des résolutions pour mettre fin aux conflits communautaires dans la région du Kasaï.

Retenons que la conférence sur la paix et la réconciliation des communautés lulua et kuba du 9 au 11 octobre prochains, est organisée par le ministère national de l’intérieur et sécurité dont la première délégation se journe depuis le weekend dernier à Kananga.

Jean Claude Ngalamulume Bakamubia, depuis Kananga.

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