EPST : Le SYECO et le SYNECAT décrètent chaque Lundi et Mardi journées “école morte”

Alors que l’intersyndicale des syndicats des enseignants se retrouve renfermé à BIBWA, le SYECO et le SYNECAT appuient sur l’accélérateur et décrètent le lundi et le mardi de chaque semaine, journées ECOLE MORTE.

Comme on pouvait s’y attendre, après avoir boycotté les pourparlers convoqués par le ministre de l’EPST à BIBWA, les deux syndicats des enseignants les plus représentatifs de la RDC passent à l’action.
En effet, dans un communiqué intitulé ‘ Mot d’ordre du SYECO et SYNECAT, les responsables de ces deux mouvements syndicaux des enseignants à savoir Maugust MULOMBA et Cécile TSHIYOMBO, ont décrété chaque lundi et mardi des journées “ECOLE MORTE” et invitent tous les enseignants à se mobiliser massivement en sit in, dans l’enceinte du ministère de l’EPST pour exiger l’annulation des arrêtés et commissions d’affectation signés par le ministre de l’EPST, source d’obstacle, selon ces syndicats à l’amélioration des conditions des enseignants Congolais.

Il sied de rappeler qu’à l’issue de la rencontre de ces deux syndicats avec le Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI le 11août 2020, à la cité de l’OUA, il a été convenu une feuille de route à court terme reprenant le respect du protocole d’accord de Bibwa signé le 28 décembre 2019 ; la paie des vrais Enseignants N.U ; le paiement du 2ème et 3ème paliers des Enseignants payés.
Dans l’optique de la mise en œuvre de cette feuille de route, le SYECO et le SYNECAT avaient réalisé d’intenses travaux avec le service de contrôle de la paie des enseignants, SECOPE. Il en découle que ces deux syndicats ont exigé l’annulation de tous les arrêtés et toutes les commissions d’affectation signées par le ministre d’Etat, ministre de l’EPST non conformes aux normes établies des effectifs autorisés.
Mais malheureusement, jusqu’à ce jour, aucun acte d’annulation n’a été posé par le ministre d’Etat, ministre de l’EPST pour dissiper le mal entendu autour des effectifs des Enseignants N.U, et ainsi permettre par voie de conséquence, le paiement du 2ème et 3ème paliers.

Ce comportement de la part du ministre de l’EPST est considéré par les uns comme un acte de sabotage à la mise en œuvre de la gratuité de l’éducation décrétée par le Chef de l’Etat. La question est celle de savoir, qui sortira vainqueur dans ce combat contre ceux qui militent en faveur des intérêts des enseignants et ceux qui sont contre ?
Nous apprenons des sources anonymes que des poursuites judiciaires sont déjà déclenchées contre les DIPROSEC à Kinshasa.

Benoît MUDIAYI

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