Élection du Président de la République au suffrage indirect et mise en accusation du Chef de l’État : Fiyou Ndondoboni parle d’une ”pure distraction”

Alors que le débat sur la mise en accusation du Chef de l’État continue encore à alimenter les salons huppés de la capitale, un autre sujet vient de s’inviter au débat, à savoir la possibilité pour le FCC de proposer une réforme visant l’élection présidentielle au suffrage universel indirect en 2023.

Interrogé à ce sujet par la rédaction d’infolive.cd, Fiyou Ndondoboni s’insurge contre les deux démarches qu’il qualifie de “distraction”. D’abord au sujet de l’élection présidentielle au suffrage universel indirect, le Président du parti Orange dénonce les manœuvres des caciques du FCC à vouloir à tout prix violer la constitution pour leurs intérêts égoïstes.

“J’ai l’impression que les amis ne veulent pas respecter la constitution. l’article 70 de la constitution définit de quelle manière le Président de la République est élu. Il est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. Et l’article 220 évoque le principe du suffrage universel qui ne peut subir une modification ou une révision constitutionnelle”, a déclaré Fiyou Ndondoboni et à lui de renchérir: “Donc nos amis sont en train de poser des actes sans pour autant veiller au respect de la constitution. Même si ils ont une majorité au niveau de l’assemblée nationale, et que cette majorité levait l’option de définir ou d’accepter des choses pareilles, le Chef de l’État va tout simplement rejeter cela parce que ça ne respecte pas la constitution, et la cour constitutionnelle ne validera pas”.

Concernant la mise en accusation du Chef de l’État dont la démarche est portée par Martin Fayulu et Théodore Ngoy, Fiyou Ndondoboni reste formel.
“C’est d’abord une distraction, parcequ’au stade actuel, le pays a besoin de consolider son unité, son action autour du Chef de l’État, pour relever les grands défis de l’heure. Pour l’instant, on a pas besoin de cette distraction parceque ça éloigne la population de ses attentes. La constitution est claire à ce sujet. C’est dans les prérogatives du Chef de l’État d’opérer le changement qu’il a opéré et surtout de promouvoir les magistrats. Cette question n’a pas sa raison d’être, ce sont les ennemis du peuple qui travaillent”, a-t-il conclu.

TN.

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