Débat sur la mise en accusation du Chef de l’État: Me Séraphin Umba rassure les congolais

Depuis quelques jours, à travers les médias, un débat politique est engagé au sujet d’une probable mise en accusation du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Tout est parti de la sortie médiatique de deux opposants Théodore Ngoy et Martin Fayulu qui ont annoncé leur volonté de saisir le parlement pour mettre le Chef de l’État en accusation pour haute trahison, à cause d’une ordonnance nommant de nouveaux juges à la cour constitutionnelle.

En réaction à ce débat politique alimenté avec tambour battant, Maître Séraphin Umba, Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social UDPS/Kibassa, a fustigé la démarche de ces deux acteurs politiques. Tout en rassurant la population congolaise, ce juriste de formation n’accorde aucune chance à cette démarche qu’il qualifie de théâtrale.

“Je crois qu’il est permis à tout le monde d’avoir des prétentions, mais il faut le faire dans les normes de la Loi. Parceque qui dit haute trahison, il ne revient pas à quiconque de se décider, de dire qu’il y a violation intentionnelle de la Constitution. Il ne revient pas en tout cas à tout le monde de le déclarer. Il ne revient qu’au Parquet près la cour constitutionnelle préalablement saisi, d’en décider et de saisir par la suite le parlement pour déterminer la démarche à suivre”, a déclaré Me Séraphin Umba.

Le Secrétaire général de l’UDPS Kibassa note par ailleurs que la mise en accusation du Chef de l’État reste une matière bien définie dans la constitution et même dans la Loi organique sur la cour constitutionnelle y compris la procédure à suivre.

“Les éminants juristes sérieux savent. C’est pourquoi vous remarquez cette acalmie du côté des hommes sérieux qui savent que la matière liée à la poursuite du Chef de l’État est bien encadrée par la constitution. Il ne revient pas au parlement ou à un citoyen qui connait bien la voie à suivre, au lieu d’aller à la cour constitutionnelle, il préfère aller dans les médias, c’est déjà là une théâtralisation de la démarche”, a martelé Umba Kapepe.

A en croire ce haut cadre du CACH, tout le monde peut rêver de sa manière comment mettre le Chef de l’État en accusation, mais il faut lire la Loi pour voir comment cela doit se faire. ” Ce qu’aurait dû faire les Messieurs qui parlent sur la voie des ondes, c’est d’aller saisir le parquet près la cour constitutionnelle avec leur plainte et à ce moment là, il verra la suite qui leur sera réservée et si cette suite est favorable, à ce moment là le parquet saisit le parlement qui devra à son tour se réunir en congrès pour autoriser la poursuite”, précise le SG Umba.

Pour le Numéro 2 de l’UDPS Kibassa, les hommes politiques avertis gardent tout simplement leur calme. “Nous rassurons la population que nous allons vers 2023 et c’est là que l’arbitre va trancher et nous ne devons pas nous distraire par les oiseaux de mauvaise augure. Nous travaillons pour qu’en 2023, le peuple dise effectivement qu’il y a raison de voter pour FATSHI”, a conclu Me Séraphin Umba Kapepe.

TN

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