Crise politique en RDC/ Norbert Luyeye: “La piste de solution reste l’application de l’accord cadre d’Addis-Abeba”

De retour au pays après un long séjour aux Etats-Unis d’Amérique, Norbert Luyeye, Président du Parti de l’opposition dénommé ‘Union des Républicains’ UR, a tenu un point de presse dimanche 30 août 2020, pour fixer l’opinion sur son voyage ainsi qu’au sujet des questions d’actualité en République Démocratique du Congo.

Parlant de son voyage, le président de l’Union des Républicains a précisé qu’il avait deux objectifs à savoir le contrôle médical après sa sortie de la prison centrale de Makala et les contacts diplomatiques. S’agissant de la santé, Norbert Luyeye a précisé qu’après avoir subi un diagnostic général, les médecins l’ont révélé qu’il n’avait aucune anomalie majeure. Quant aux contacts diplomatiques, le Président de l’UR reconnait avoir acquis une expérience avérée dans ce domaine alors qu’il était proche collaborateur du feu Président Etienne Tshisekedi, ce qui lui a permis de faire passer son message concernant le plan de la sortie de crise partout où il est passé notamment à la maison blanche, auprès des Sénateurs Américains, au cabinet du Secrétaire Général des Nations-Unies et partout ailleurs.

Dans sa démarche, Norbert LUYEYE affirme avoir passé non seulement un message verbal auprès de ses contacts, mais il a déposé aussi partout, un document de plan de paix de sortie de la crise qui consiste, selon lui, à la violation à répétition de la constitution avant et après la tenue des élections de 2006, 2011 et 2018. Élections organisées selon lui pendant la période du vide juridique en RDC.

Face à cette situation, Norbert Luyeye persiste et signe, il faut l’appli cation de l’accord cadre d’Addis-Abeba signé le 24 février 2013 par Joseph Kabila au nom du gouvernement de la RDC ainsi que la résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies dont les points 3, 4, 5 et 14b qui prévoient le dialogue politique inclusif de toutes les parties prenantes aux conflits à savoir :

  1. Pour les institutions en place, étant Président de la République, Félix Tshisekedi est le Chef de la délégation ;
  2. L’opposition institutionnelle, LAMUKA, Martin Fayulu, Chef de la délégation ;
  3. Les tenants du vide juridique, l’opposition non institutionnelle, l’Union des Républicains et Alliés. Elle est reconnue dans la constitution en ses articles 7, 8, et 220, Norbert Luyeye est le Chef de la délégation et enfin les groupes armés et les notables de l’Est du pays.

“Félix Tshisekedi, en tant que Président de la République, a intérêt à s’impliquer totalement pour que le dialogue politique puisse avoir lieu plutôt que de s’accrocher à l’accord secret avec Joseph Kabila que la constitution du pays ne reconnait pas”, a déclaré Norbert Luyeye. Pour lui, l’accord entre le FCC et le CACH est un accord qui met Félix Tshisekedi en prison, l’humilie et le prend en otage.

A en croire le Président de l’UR, en tant que Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo ne prend aucune décision sans discuter au préalable avec Joseph Kabila qui a la majorité dans toutes les institutions.

Abordant la position de la plateforme LAMUKA, Norbert Luyeye a invité les membres de cette plateforme qu’ils qualifient être dans une situation d’ambigüité à clarifier leur position. Selon le Président de l’UR, LAMUKA parle de la réforme alors qu’il est clair que pour obtenir ladite réforme, il faut obligatoirement passer par la voie institutionnelle ou ils se trouvent, soit par la voie du dialogue politique issu de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.
“Nous ne voulons plus voir les politiciens qui jouent le double jeu”, a-t-il conclu.

BM

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