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Ituri : Ouverture à Bunia de l’atelier de sensibilisation sur les ALPC au profit des femmes des institutions étatiques et non étatiques

Le vice-gouverneur de l’Ituri, le commissaire divisionnaire Benjamin Alongabony a, au nom de du gouverneur militaire, le Lt général Johnny Luboya Nkashama, ouvert à l’hôtel Kirikou, l’atelier de sensibilisation sur les Armes Légères et Petits Calibres (ALPC) au profit des femmes institutions étatiques et non étatiques.

Dans son allocution, le représentant de la MONUSCO à cet atelier a indiqué que son organisation est disposée à accompagner tous les efforts des partenaires nationaux qui cadrent avec les idéaux défendus par les Nations Unies, ajoutant que s’il est un secteur qui focalise toutes les attentions et nécessite l’apport des forces vives de la nation, c’est bien celui de la réforme du secteur de la sécurité dont la question des armes légères et petits calibres constituent son appendice, a-t-il précisé.

C’est à ce titre, a-t-il renchéri, que la MONUSCO à travers la section RSS de la division des affaires politiques a décidé d’appuyer l’organisation de cet atelier de sensibilisation des femmes des institutions étatiques et non étatiques sur les ALPC, saluant ainsi le résultat perceptible de l’action menée par le gouverneur militaire de l’Ituri et l’ensemble de son équipe dans le cadre de l’état de siège décrété par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Il a, à cet effet, rappelé qu’associer les femmes aux processus de paix élargit les perspectives et favorise l’ouverture et la diversité, et permet aux artisans de la paix de répondre aux préoccupations d’un plus large éventail de parties prenantes, ce qui conduit, de manière avérée, à une paix plus durable, a souligné le représentant de la MONUSCO.

De son côté, le secrétaire permanent de la CNC-ALPC, a présenté sa structure comme interministérielle, eu égard à son mandat et ses missions, oriente son action dans plusieurs axes notamment dans la sensibilisation de la population civile, la récupération des armes détenues illégalement par la population civile via le désarmement civil volontaire, la destruction des armes et munitions jugées obsolètes, le marquage ou réhabilitation des armureries, la formation des armuriers, la conduite des études sur la prolifération des armes légères et de petits calibres, l’harmonisation de notre législation nationale en la matière ainsi que la coopération régionale et internationale par la participation aux fora convoqués par les Nations Unies ainsi que d’autres organisations régionales et sous-régionales aux fins de soutenir la position de la RDC en la matière, a-t-il fait savoir.

Une enquête publiée par l’ONG International Small Arms Survey montre que plus de 900 millions d’armes légères et de petits calibres pullulent dans le monde, et le taux de celles détenues en Afrique peut avoisiner plus de 100 millions à elle seule dont 52% par la population civile de manière légale et illégale.

A cette occasion, il a été souligné qu’une gestion efficace des armes et des munitions, tout en plaçant la femme au cœur de l’action, permettant tant au niveau provincial, national que régional de réduire sensiblement la violence armée basée sur le genre ; faciliter la traçabilité des armes et des munitions depuis le fabriquant jusqu’à l’utilisateur final ; lutter contre les transferts illégaux d’armes et des munitions aux fins de briser totalement la menace relative au terrorisme, au trafic des drogues et des minerais ; mettre fin aux souffrances humaines, plus particulièrement les femmes et les enfants, plusieurs fois victimes des conflits armés dans leurs localités tout en incitant les communautés au développement intégral, a-t-il indiqué.

Le vice-gouverneur de province, le commissaire divisionnaire Benjamin Alongabony a déclaré en ces termes :  » Vous, les femmes, point n’est besoin de vous expliquer comment les armes tuent en Ituri, les armes à feu et par les machettes puisque les armes entrent en fraude, cest pourquoi elles vous tuent. Il faut être actives sur le terrain pour que ces armes prennent fin, sinon l’observance passive d’un acte infractionnel si on ne le dénonce pas, on est complice. Sinon nous travaillons tous la main dans la main selon la vision du chef de l’Etat, nous pensons que la paix sera retrouvée », a-t-il conclu.

Cet atelier a réuni les femmes tant civiles que les femmes en uniformes pour une durée de trois jours, précise-t-on.

Jonas Mukonkole

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