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RDC-Santé/Traitement des maladies cardiaques : Le gouvernement invité à financer la prise en charge par le Pacemaker




Les maladies cardiaques sont nombreuses et sont à la base de plusieurs cas de décès sur la planète. Elles nécessitent, dans la plupart des cas, une prise en charge très coûteuse. Parmi ces maladies, il y en a, plus graves, qui nécessitent même lR

17;implantation d’un dispositif important pouvant permettre au cœur de continuer à battre normalement. Ce dispositif est notamment le pacemaker, qui est un stimulateur cardiaque considéré comme un mode de traitement pour un coeur qui a tendance à être très lent ou qui a tendance à s’arrêter.

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A en croire le Cardiologue et spécialiste en cette matière, le Docteur Yves Lubenga qui a animé une conférence le Samedi dernier à Kinshasa, ce dispositif important ou stimulateur cardiaque (Pacemaker) est au fait une batterie dont le prix varie en fonction du logiciel qu’il comporte.

“Il y a des pacemakers qui ont pour fonction de permettre au cœur de battre à une fréquence cardiaque définie. Il y a en a qui ont une fonction de permettre au cœur de battre, puis d’entraîner une défibrillation. C’est à dire quand le cœur s’arrête, le pacemaker le relance. Le troisième modèle, ce sont ceux-là qui ont trois fonctions. Ils permettent au cœur de battre, ils permettent au cœur de se redémarrer lorsqu’il s’arrête, et ils permettent aussi au cœur de fonctionner de manière synchrone”, a laissé entendre le Docteur Lubenga.

 

A lui de poursuivre, “le coeur est composé de deux parties. Partie gauche et partie droite. Pour avoir le résultat optimal, il faut que les deux parties fonctionnent de manière synchrone. La droite et la gauche doivent se contracter au même moment. Il y a des pathologies cardiaques où la droite se contracte plutôt que la gauche. Et cet asynchronisme est à l’origine des maladies qui s’appellent insuffisance cardiaque. Et donc, il y a des pacemaker qui permettent de résoudre ça”.

Le Docteur Yves Lubenga précise par ailleurs que le prix tient compte de ces fonctions. “La fonction basique où le cœur bat lentement et le pacemaker l’accélère.
La batterie coûte autour de 2500 euros. Selon qu’il s’agit d’une sonde et de deux sondes. Alors, lorsqu’on va avec la fonction défibrillateur, on est à plus de 10.000 euros. Lorsqu’on ajoute la fonction triple chambre, ça peut atteindre 20.000 Euros”, a-t-il expliqué.

Ce spécialiste insiste notamment sur le fait que les personnes pouvant bénéficier des pacemaker sont celles- là qui ont un coeur qui bat lentement, mais de manière pathologique. Et ces personnes ont souvent des symptômes. Les symptômes les plus courants ce sont des pertes de connaissances. C’est-à-dire une syncope. “Ça varie chez des personnes âgées mais il m’est arrivé ici, il y a moins d’un mois, d’implanter un stimulateur cardiaque à une dame de 47 ans. Elle m’a été transférée de Lubumbashi. Je l’ai fait aussi sur Kinshasa, à une dame de 42 ans. C’est à dire c’est de genre des maladies qui peuvent atteindre tout le monde mais dont l’incidence est plus prononcée chez des personnes qui sont plus âgées”, a-t-il renchéri.

Au regard du fait que l’accès à ce genre de traitement coûte énormément cher, l’appelle est ainsi lancé à l’État congolais de mobiliser les moyens nécessaires en vue de permettre à toutes les bourses de bénéficier de ce dispositif important.

Il y a un message particulier que je vais adresser à l’Autorité. Cette autorité devrait savoir que l’implantation du stimulateur cardiaque concerne dans la plupart des cas une catégorie de la population âgée, donc souvent à la retraite, par conséquent, relativement démunie, et c’est serait plus facile pour nous de les soigner à large échelle, si les dispositifs que nous utilisons sont pris en charge par l’État”, a conclu le Cardiologue Yves Lubenga.

Infolive.cd

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