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EPST/Réforme sur l’enseignement en langues nationales : Une journée de réflexion organisée par le PAQUE à Kinshasa

Dans le cadre de la réforme sur l’enseignement en langues nationales au niveau primaire, le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique, à travers le projet d’amélioration de la qualité de l’éducation (PAQUE), a organisé une journée de réflexion au CREC à Gombe, journée qui a connu la participation de plusieurs acteurs du secteur de l’éducation en République Démocratique du Congo. Cette journée intervient au lendemain du dialogue politique avec les élus et les notables du Sankuru sur la problématique de l’utilisation du Lingala dans l’enseignement primaire dans cette partie du pays.

Après le mot de bienvenue prononcé par Aimé Bolembo du projet PAQUE, qui a souligné que ces échanges devront permettre aux uns et aux autres de mieux comprendre la réforme sur les langues nationales en RDC et que chacun puisse s’en approprier, s’en est suivi une série des présentations.

La première présentation faite par Chance Kuzikukela de la direction des manuels scolaires et des matériels didactiques au ministère de l’EPST, a porté sur le cadre légal de l’utilisation des langues nationales en RDC, avec pour objectif de fournir des informations nécessaires et pertinentes sur l’utilisation des langues nationales.

Chance Kuzikukela a par ailleurs évoqué trois instruments juridiques sur lesquels se fonde la réforme sur les langues nationales. Il s’agit notamment de la constitution de la RDC, de la Loi-cadre sur l’enseignement et des autres instruments internationaux.

Parlant de la constitution, il s’est focalisé sur l’article 1er qui consacre le Français comme langue officielle, le Tshiluba, le Lingala, le Kikongo et le Swahili comme langues nationales. Les autres langues du pays font partie du patrimoine culturel que l’État congolais devrait protéger, a-t-il fait remarquer.
L’intervenant a aussi souligné que le programme national de l’enseignement primaire donne des orientations claires sur l’utilisation des langues nationales.

Prenant à son tour la parole, le professeur Alphonse Nzanga de l’Université Pédagogique Nationale, a centré sa présentation sur la politique d’utilisation et d’enseignement des langues congolaises à l’école primaire et son impact sur le développement intellectuel des élèves. En abordant ce sujet, l’intervenant a voulu faire un plaidoyer basé sur des arguments pédagogiques, afin qu’on parvienne à l’utilisation des langues nationales au niveau primaire et cela de manière pérenne.

Selon le professeur Alphonse Nzanga, la stratégie pédagogique efficace est le recours à la langue maternelle de l’élève. Elle permet ainsi de doter l’enfant des compétences nécessaires dans son processus d’apprentissage. Pour lui, le bilinguisme scolaire favorise le transfert des connaissances et l’utilisation des langues dans l’enseignement vise aussi à revaloriser le niveau intellectuel des élèves.

La dernière présentation  faite par le Coordonnateur de la Coalition nationale de l’éducation pour Tous(CONEPT-RDC), Jacques Tshimbalanga, a tourné autour de l’accompagnement de la réforme de l’enseignement en langues nationales par la société civile. Il a focalisé son exposé sur trois points importants à savoir : l’introduction du rôle de la société civile dans la mise en œuvre des réformes en RDC ; la distribution des manuels scolaires en lien avec l’ODD4 et le rôle de la société civile dans la politique de l’éducation.

A en croire Jacques Tshimbalanga, dans le cadre des réformes, les organisations de la société civile peuvent aider le gouvernement dans la mobilisation et la sensibilisation du public en permettant aux citoyens de faire entendre leurs voix et surtout de s’approprier les réformes initiées. Cette importante réforme sur l’utilisation des langues nationales dans l’enseignement primaire a des liens avec la cible 6 de l’Objectifif du développement durable 4 basé sur l’éducation, a renseigné Jacques Tshimbalanga.

Après l’étape de différentes présentations, s’en est suivi un débat ponctué par une série des questions et réponses. Il faut par ailleurs souligner que cette réforme sur les langues nationales fait partie de dix principales réformes priorisées dans la stratégie sectorielle de l’éducation en RDC.

T.N.

1 COMMENT

  1. C’est un défi majeur, car dans l’enseignement, c’est la finalité qui prime. Si nos entreprises doivent travailler en Langues nationales et rédiger aussi des procés verbaux en ces langues, ce serait mieux, sinon, on valse un contour.

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