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Union Sacrée / Le partage des Ministères régaliens, une erreur à ne plus commettre (Tribune de Crispin KABASELA TSHIMANGA, Président de l’UDS))




Enfin, l’éponge a été jetée vendredi dernier par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba ! Son gouvernement issu de la tristement célèbre Coalition FCC-CACH a vécu et sera bientôt remplacé par celui de l’Union Sacrée de la Nation, cette nouvelle majorité parlementaire. La voix du Peuple Congolais a été ainsi entendue et la volonté du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo également rencontrée.

Cependant, la partie la plus dure n’est pas encore jouée ! Elle

 

commence dès à présent. Celle de la formation du nouveau gouvernement. Si l’informateur récemment nommé conformément à l’article 78 alinéa 2

de notre Constitution a bel et bien identifié la nouvelle Majorité Parlementaire constituée de 391 députés nationaux dans son rapport remis au Chef de l’Etat, il nous appartient de nous interroger maintenant sur la suite de ce feuilleton à la congolaise. Car, il est étonnant de constater malheureusement que, dans le cadre du changement réclamé à cor et à cri par notre Peuple, des pratiques surannées héritées de la Conférence Nationale Souveraine jusqu’à la défunte Coalition FCC-CACH refassent surface.

En effet, si le Peuple Congolais est d’accord avec la réduction du nombre de membres de l’équipe gouvernementale, il est aussi surprenant de voir circuler, sur les réseaux sociaux, la composition du futur gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation qui ressemble aux copies collées des gouvernements passés fondés sur la représentativité aveugle des partis et regroupements politiques qui s’invitent sans gêne à la mangeoire en mettant en exergue le fameux poids politique irréel et en procédant à des pondérations qui ne signifient absolument rien. Sans tenir compte de l’expérience ni de l’expertise ni encore moins de la vision du Chef de l’Etat.

S’il est admis que, sous d’autres cieux, on n’impose pas des ministres au Président de la République au nom du principe sacro-saint selon lequel seul ce dernier (Président de la République) est comptable de ses actes et redevable devant notre Peuple, il est aussi inacceptable que la composition et les membres du gouvernement lui soient dictés ou fassent l’objet de vils marchandages dignes de calculs d’apothicaires.

Quand il faut aller à la soupe populaire, tout le monde se bouscule au portillon. Mais, quand sonnera l’heure des comptes, seul le Président de la République sera à la barre. Quelle injustice et quelle irresponsabilité !

On ne peut pas vilipender ou enterrer la Coalition FCC-CACH avec ses pratiques archaïques pour les ressusciter plus tard dans la nouvelle Majorité Parlementaire !

Au regard du régime parlementaire rationalisé comme le nôtre, quand la Majorité Parlementaire, comme celle de l’Union Sacrée de la Nation, est pilotée par le Président de la République, c’est celui-ci qui en devient l’unique Chef qui décide de tout. Pourquoi ne pas conclure que, dans ce cas, on bascule en plein régime présidentiel. Et il faut en tirer toutes les conséquences.

Alors, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale de trente membres en circulation sur les réseaux sociaux étonne les observateurs avertis du fait que sa structure ressemblerait au compromis des négociations d’une future coalition ingouvernable. La désignation de trois Vice-Premiers Ministres et trois ministres d’Etat qui dirigeront les ministères régaliens censés revenir au Président de la République, pose réellement problème. Les ministères de l’intérieur, des affaires étrangères, de la justice, de la défense et des finances qui sous-tendent totalement et pleinement la politique du Chef de l’Etat devront, de droit, lui revenir. En vue de les confier à ses hommes et femmes de confiance. Nulle part ailleurs, on confierait ces ministères régaliens aux alliés ou à des adversaires récemment reconvertis. L’expérience malheureuse de la Coalition FCC-CACH est encore fraîche dans nos mémoires.

La diplomatie ne peut en aucun cas être cédée. L’animateur de ce ministère aussi stratégique doit être l’homme de confiance du Président de la République. C’est son missi dominici ! Quant au ministère de la défense, c’est sans commentaire. Chaque jour, nos compatriotes de l’Est actuellement martyrisés et follement insécurisés demandent des comptes au Chef de l’Etat. Il est impensable que ce ministère très sensible par ces temps qui courent tombe entre les mains d’autres personnes incontrôlables par le Président de la République. Le retour de la paix à l’Est fait partie de ses promesses électorales.

S’agissant du ministère des finances, le Président de la République, engagé dans une lutte implacable contre la corruption et le détournement des deniers publics, devra le contrôler à travers son homme de confiance. La gestion du programme présidentiel de 100 jours constitue une expérience malheureuse à ne plus répéter. Il en est de même pour le ministère de l’intérieur.

Que dire du ministère de la justice ? L’Etat de droit dont le Président de la République est devenu le plus grand chantre pour le bien de notre Peuple, exige plus d’attention de sa part. Surtout en ce moment où il tient à assainir la justice nationale.

Partager ces ministères régaliens ne doit plus être, à mon avis, à l’ordre du jour. Ce sont d’ailleurs des secteurs qui reviennent habituellement et traditionnellement au seul Président de la République. Ces ministères relèvent du domaine exclusif du Chef de l’Etat. Vouloir les partager ou les céder ce serait une erreur à ne pas commettre. Ou on s’aligne sur la ligne politique du Président de la République en exécutant sa volonté ou on s’en écarte en choisissant de quitter l’Union Sacrée de la Nation. C’est clair !

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI
Président National de l’UDS
Coordonnateur National du Groupe des Partis Indépendants (GPI)

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