RDC: Le Changement en marche (LCM) fustige et condamne le Communiqué de la Primature relatif aux récentes nominations dans l’armée et dans la magistrature

Les réactions politiques ne se sont pas faites attendre après la déclaration du premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba sur les récentes mises en place effectuées par le Chef de l’État dans l’appareil judiciaire et l’armée. Dans un communiqué parvenu à Infoslive, le porte-parole de la plateforme le changement en marche, Chrispin Kabasela Tshimanga, fustige cette attitude du premier ministre qui, pour lui, constitue un manque de respect à l’endroit du Chef de l’État. (Ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué).

Je viens de prendre connaissance du communiqué du Chargé de communication du Premier Ministre réagissant aux récentes nominations opérées dans l’armée et dans la magistrature par le Chef de l’Etat.

Je relève le fait que le Premier Ministre ne doit pas répondre au Président de la République par personne interposée, notamment son Porte-Parole. C’est la deuxième fois qu’il manque d’élégance et d’égard vis-à-vis du Chef de l’Etat.

Son communiqué rédigé à des fins politiciennes à la demande de sa famille politique, le Front Commun pour le Congo, est à son image et démontre à notre Peuple qu’il se veut l’alter ego du Président de la République, oubliant que le Premier Ministre n’est qu’un simple chef du gouvernement tandis que le Chef de l’Etat est l’unique Patron de l’exécutif, donc son Chef.

Par ailleurs, au regard de notre Constitution, les nominations des officiers généraux et supérieurs des forces armées et de la police (article 81) ainsi que les magistrats du siège et du parquet (article2) constituent une prérogative présidentielle exclusive et non partagée avec le Premier Ministre, même si les ordonnances de nomination sont délibérées en Conseil des ministres.

Quant au contreseing évoqué, il faut rappeler que celui-ci a été institué du fait que seul le gouvernement est responsable devant l’Assemblée Nationale dont il est l’émanation. Car, le Président de la République est irresponsable devant le Parlement.

S’agissant de l’intérim évoqué, celui-ci a toujours été total et non partiel. Donc, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur avait le droit de contresigner lesdites ordonnances en sa qualité de membre du gouvernement préséant. Par contre, la note du Premier Ministre limitant l’intérim est anticonstitutionnelle et ce, en application de l’article 90 de notre Constitution.

Si le Premier Ministre estime qu’il n’est pas à la hauteur de sa charge d’Etat, il devra démissionner tout court.

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI
Porte-Parole du LCM

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